Chabannes Vallé

À propos

La maison

Tout commence en 1967 : René Chabannes ouvre une galerie à Clermont-Ferrand et lui donne le nom de sa femme, Christiane Vallé, speakerine, voix de la radio, Miss Auvergne et enfin galeriste. Ensemble, ils fondent ce qui deviendra la plus ancienne galerie d’art d’Auvergne, une référence qui traversera les décennies.

Depuis 1967

Trois générations plus tard, c’est David Chabannes, le petit-fils, qui tient la maison. Rien ne l’y destinait sur le papier. Tout l’y ramenait dans les faits : des accrochages appris sur le tas aux côtés de son père Cyril Chabannes et de son grand-père, des expositions montées à l’autre bout du monde, et cette certitude chevillée au corps qu’une œuvre bien montrée peut vous transporter. La galerie a changé de nom sans changer d’âme : Christiane Vallé est devenue Chabannes Vallé. Le nom du présent soudé à celui des origines, deux noms comme les grandes maisons. Et zéro intention de faire les choses à moitié.

Il faut dire que le personnage détonne un peu dans le paysage. Le monde des galeries aime le costume sombre, la moquette épaisse et la voix basse. David Chabannes est barbu, écoute du rock, et pense que l’art n’a pas besoin de chuchoter pour être sérieux. Ici, on regarde, on pose des questions, on ressent, on tombe amoureux d’une toile. Et l’on ressort rarement indifférent. La conviction de la maison tient en une phrase : l’exigence n’est pas une barrière, c’est une promesse. Celle de ne montrer que ce qui en vaut la peine.

David Chabannes, galeriste à Clermont-Ferrand, dans la cave voûtée de la galerie, devant une œuvre monumentale d’Erró.
David Chabannes dans la cave voûtée de la galerie, devant une œuvre monumentale d’Erró. · © Maxime Quarato

Et si vous croisez un renard entre deux toiles, ce n’est pas un accident. Le kitsuné, emblème discret de la maison, est un souvenir d’expositions menées au Japon. Précis, malicieux, un peu insaisissable. Ça résume assez bien l’endroit.

Les artistes

Car une galerie sans artistes, c’est un local commercial avec de jolis murs. Chabannes Vallé défend une trentaine d’artistes confirmés, français et internationaux, en peinture surtout, en sculpture parfois. Des signatures d’aujourd’hui comme Greg Léon Guillemin, Mr Garcin, Chloé Kelly Miller ou Olivier Masmonteil. Pas de remplissage, pas de calcul. Et à leurs côtés, des figures que la maison suit depuis des décennies, de Bernard Buffet à Jean Moiras en passant par Peter Klasen.

Le lieu

Le lieu a été entièrement repensé pour les servir : deux salles en rez-de-chaussée, un étage sous plafond à la française et une cave voûtée. Quatre espaces pour une seule règle : offrir à chaque œuvre la lumière qu’elle mérite. Et quand les cimaises ne suffisent plus, il y a « Hors Champs », l’espace éditorial de la galerie — des regards de fond sur les artistes et les mouvements, et, dès la rentrée, un podcast qui tendra le micro à celles et ceux qu’on ne voit jamais : artistes, encadreurs, agents, tous les visages de l’ombre qui font une œuvre.

Galerie Chabannes Vallé, 15 rue Philippe Marcombes, face à la mairie, Clermont-Ferrand. Une maison de famille depuis 1967. Le volume a juste été monté d’un cran.